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L'après Libre Journal
Relecture post-Apocalyptique
Quibus Quantisque : Pie IX et la théorie chrétienne de la conspiration
par Nicolas Bonnal

Mais la licence effrénée et l’audace
des passions perverses, élevaient de
jour en jour une tête plus menaçante...

Pie IX, 1849.

Evoquons la théorie de la conspiration. Elle est bien insultée alors qu’elle ne se veut souvent qu’une modeste ou maladroite théorie de l’explication, quand l’explication officielle toujours bâclée devient obscène et ridicule, parfois intentionnellement d’ailleurs ; car il faut voir quel brouet peut gober l’opinion publique globalisée. J’ai bien lu dans la presse anglophone, russe et espagnole que la vague homophobe est telle en France que les catholiques ont détruit Paris et qu’il a fallu... protéger les premiers mariés de l’an I de la Hollande ; et que cette vague homophobe, images à l’appui (images à l’appui !), ne rassemble que quelques extrémistes.

L’OTAN va-t-il intervenir en France ? Ou les rebelles syriens, pour y rétablir l’ordre ?

Et il n’y a pas conspiration ?

La théorie de la conspiration si tancée ne vient pas de n’importe qui. Elle vient du pape Pie IX victime au début de son pontificat de conspirations mazziniennes, maçonniques et socialistes dans ses chers états et sa chère Italie, toujours soumise aux coups d’Etat comme dit Beppe Grillo sur son blog très intéressant. Il a fait 25 % des voix, Grillo : on enferme ses électeurs ? Car la démocratie a ses limites, a dit le PM Bilderbergs Monti. Elle n’a été que trop bonne jusque là.

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10 juin 2013 - lien permanent
La Bataille des champs patagoniques
I - Conte à rebours
par Nicolas Pérégrin

Nous avons eu le dernier vol : après, il était trop tard. La situation internationale ne permettait plus notre lointaine escapade. Nous avons eu peur de partir en pleine incertitude, par peur inavouée de ne pouvoir revenir, mais en même temps nous étions bien contents de quitter l’Europe : nous nous étions promis de partir pour trois mois, et c’était bien le moins, eu égard à la situation sociale, écologique et géopolitique. Au moins là-bas pourrions-nous faire le point. De toutes manières, tous les trois, Frédéric, Jean-Louis et moi étions habitués à voyager à la dure. C’est rester mollement au même endroit qui nous hante.

Buenos Aires m’est apparue aussi misérable qu’après la grande crise de 2001. Nous y sommes restés deux jours, le temps de trouver nos vols et de réserver notre voiture dans la province de Santa Cruz. Nous sommes arrivés à Calafate où nous avons pu louer notre 4x4 pour commencer nos excursions. Il n’y avait presque plus d’excursions collectives, les touristes ayant commencé à déserter les lieux depuis deux mois. Nous avions déjà tous vu les glaciers et nous ne désirions que nous promener tranquillement à partir d’El Chalten, la Mecque du trekking en Patagonie. La route nous parut - comme El Calafate - étrangement déserte et nous parvînmes au bourge quelques heures plus tard. Au loin se dégageaient le Fitz Roy et sa silhouette ocre puissante. Nous espérions pouvoir l’escalader avec un bon guide.

El Chalten était vide. Nous fûmes même inquiets quelques instants. Finalement nous trouvâmes une petite épicerie encore ouverte. La patronne avait l’air soucieuse. Nous lui demandâmes ce qui se passait. Elle nous mena dans un froid et sale petit salon où nous pûmes suivre les Breaking News. Il était question de catastrophes un peu partout. Ce n’était pas nouveau, mais il fallait savoir, nous disait la dame, que nous étions bloqués. Avions-nous de l’efectivo, de l’argent liquide, parce que les distributeurs automatiques seraient à la peine, comme toutes les communications satellite et les travellers chèques.

Cette fois cette guerre, cette théorie de catastrophes avait bien éclaté. On attend toujours la guerre avec une certaine impatience, comme si elle devait rompre la monotonie quotidienne, et donner enfin raison aux fanatiques de l’Apocalypse et aux professionnels de l’eschatologie ; mais souvent, pendant la guerre, il se passe encore moins de choses que pendant la paix. Il doit en être de même pour la mort : elle est certainement encore plus ennuyeuse que la vie. Etre en guerre signifie pour la plupart des gens non plus se contenter de vivre mais se contenter de ne pas mourir, et de survivre. Il faut manger, boire, essayer de dormir, gérer un temps excessif et inutile. Le temps paraît en creux. Et une fois la guerre terminée, il faut reprendre le cours d’avant.

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8 juin 2013 - lien permanent
Errance
Le Karaoké casse le Barack au Karakorum
par Nicholas-Kurt Heil

Nous sommes dans la chaîne du Karakorum si mystérieuse où le Horbiger construit avec ce raseur de Braun ses soucoupes violentes et ses vaisseaux spatiaux. Il vient de concevoir un terrible cyclone B (elle est mauvaise, mais on la garde !) à lâcher sur Oklahoma city avec le succès que l’on sait. Il est entouré du célèbre docteur Mendele et du propagandiste Joseph Gobelet, surnommé ainsi à cause sa petite taille (certains écrivant Teil !). Ces montagnes sacrées peuplées de gentils talibans et des premiers aryens de l’Iran, du Pakistan et du Cachemire n’ont pas été violées par les armes discrètes du président zombi et de ses drones de guerre.

Pour l’anniversaire d’Horbiger, les animaux reconnaissants au parti d’en rire et fidèles à la mémoire de Mein fourreur ont décidé de casser le Barack avec un grand karaoké. L’émission de très haute fidélité et honneur, que tout le monde vénère, y compris Dominique, émet en onde très Kurt. Heil !

***

Joseph Gobelet fait le présentateur ce grand soir sur radio-Nuremberg :

- Bonsoir mes auditeurs, nous allons vous présenter comme premier chanteur et candidat Coco... Charnel.

- Vite, coco !

Notre perruche arrive et annonce timidement qu’elle reprend du Jean Ferrat. Elle reprend le cuirassé Potemkine. Lazzi et quolibets dans la salle, surtout quand le péremptoire volatile ou psittacidé entonne la ligne fameuse :

- Ce soir j’aime la Marine...

- Nous non ! on n’aime pas la Marine ! surtout avec Florian flippé !

- C’est Flippé le dauphin !

- C’est elle la dauphine ! tu as vu au fait qu’elle a glissé dans sa swimming-poule !

- Un peu de respect, les animaux ! Merci, Coco Charnel. Suivante...

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7 juin 2013 - lien permanent
Histoire (pas) drôle
Morte de honte
par Mathilde et sa Maman

Mathilde rentre de l’école. Elle a eu sa première leçon sur les bébés.

Sa mère, très intéressée, lui demande :

- Comment cette leçon s’est-elle passée ?

Mathilde répond :

- J’étais morte de honte ! Paul a dit qu’on peut acheter des bébés à l’orphelinat ; Marie a expliqué qu’on peut acheter des bébés à l’hôpital dans des tubes en verre ; Pierre a dit qu’on peut aller acheter des bébés à l’étranger ; Jean a dit que l’on peut demander à une Dame de faire un bébé qu’on lui achète. Et la maîtresse a dit que "C’était le mariage pour tous !!!"

Sa mère répond en riant :

- Mais pourquoi étais-tu morte de honte ?

Et Mathilde de répondre :

- Parce que je n’ai pas osé leur dire que mon papa et ma maman sont tellement pauvres qu’ils ont dû me faire eux-mêmes !

6 juin 2013 - lien permanent
Lettre de chez nous
« Il nous a été demandé de provoquer les manifestants »
par un CRS

Le Collectif Famille Mariage publie, dans sa lettre d’information du 6 juin 2013, le témoignage d’un CRS quant à la répression policière abusive des manifestants contre la funeste Loi Taubira.

Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant partie des forces de l’ordre, je ne peux malheureusement pas trop m’épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce moment avec le mouvement du Printemps Français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l’essentiel des idées.

Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d’ordre mis en place sur Paris pour les manifestations.

Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j’ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Mais lors de la semaine précédent la manif du 26 mai, plusieurs fois ils nous a été demandé de "provoquer" les manifestants afin de procéder à leurs interpellations... Première fois en quelques années de CRS que j’entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio.

Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touche nos "chefs", commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d’une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre sont tenues à l’écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utilisées pour "casser" du manifestant.

Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine [il y a peu], nous avions reçu l’ordre en fin de soirée, d’évacuer des membres du Printemps Français qui manifestaient devant l’Assemblée Nationale. Alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancés, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les "fauteurs de troubles", finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d’intervention parisienne qui n’a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro... pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l’assemblée en pleine nuit...

Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m’a d’ailleurs fortement étonné je vous l’accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J’ose espérer que nous ferons les bons, j’en suis de plus en plus persuadé.

6 juin 2013 - lien permanent
Bientôt sur vos écrans
Dix scénarii de paranoïa critique
par Nicolaï Kolkhose
Théorie de la conspiration et réalité du complot

A est là. On entre.

- Oh, tu étais là ? On pensait se connecter un peu.

- Qu’est-ce que tu es en train d’écrire ?

- Regardez, il n’est pas en train de lire !

- Vous parlez tellement que je ne peux même plus écrire ; alors je me plonge dans les ebooks et puis voilà...

- Sûr : lire c’est mieux qu’écrire pour s’isoler... Qu’est-ce que tu es en train d’écrire ?

- Je voudrai préparer une théorie de la conspiration.

- ...

- Je vois que le sujet vous passionne.

- Non, ce n’est pas ça, mais pourquoi faire ?

- La plupart du temps, on présente les théoriciens de la conspiration comme des maniaques de la conspiration.

- Pourquoi on dit théoriciens de la conspiration, alors, si on pense que ce sont - pardon, que nous sommes - de gros malades ?

- Bonne question. Quand on prend le film de Mel Gibson, on voit bien qu’on a affaire à un malade échappé d’un asile, pas à un professeur émérite chargé de déchiffrer les complots des savants fous et des élites malveillantes.

- Moi j’y crois toujours au savant fou.

- Et pourtant, très cher, dans le cas de Mel Gibson opus cité, il s’avère que notre cinglé a bien raison, et que conspiration il y a bien.

- Conspiration il y a toujours. L’oncle Joseph disait qu’il n’y avait pas d’innocent, seulement des coupables qui n’avaient pas avoué.

- Bien sûr, si on me torture un peu, j’avoue tout ce qu’on veut.

- Ah, moi non, si on te torture un peu, je n’avouerai pas tout...

- L’important donc comme nous venons de le voir avec notre ami n’est pas tant de rendre ses lettres de noblesse à la conspiration qu’à la théorie. Car c’est la théorie qui souffre par les temps chaotiques et libéraux qui sont les nôtres.

- Si je comprends donc bien, vénérable professeur, il faut en revenir aux racines de l’hégélianisme et du marxisme ?

- Et ce d’autant plus volontiers qu’il n’y a plus de gêneurs communistes pour nous tirer dans les pattes. Regardez-moi ces lignes :

« M. Szeliga conçoit toutes les situations actuelles du monde comme des mystères. Mais tandis que Feuerbach a dévoilé des mystères réels, M. Szeliga métamorphose en mystères de réelles banalités. Son art consiste non pas à dévoiler ce qui est caché, mais à cacher ce qui est dévoilé. »

- C’est de toi ?

- Mais non, réfléchis !

- Merci bien ! Non, c’est de Karl Marx ! il me semble nous indiquer ce que nous devons faire maintenant. Dévoiler ce qui est caché et non cacher ce qui est dévoilé. Le gros problème de bien des maniaques des conspirations est qu’ils se chargent des mauvaises conspirations.

- Debord dit la même chose je crois...

- Sur la demi-élite ?

- C’est ça !

- Des gens comme nous ! qui ne croient pas ce que disent les médias mais ne vont pas assez loin dans l’explication...

- Dans l’élucidation !

- Dans l’éclaircissement !

- Dans la théorisation ! mais tu vas faire un livre ou une théorie ?

- Je ne sais pas encore.

- Tu vas parler du onze septembre ?

- Parce que si tu parles du onze septembre, tu ne passeras pas à la télé !

- Au fait, tu savais que le passeport de Néo dans Matrix n’est valable que jusqu’au onze septembre 2001 ?

- Ce n’est pas vrai ? c’est un coup des producteurs du film, alors ?

- Arrêtez de blaguer. Finalement, qui est le plus conspiration dans cette histoire ?

- Ben, les gars qui accusent le gouvernement et les sévices secrets, non ?

- Justement non ! ce sont ceux qui accusent des Afghans arriérés, des structures invisibles, des civils inconnus, des pilotes apprentis, et qui là-dessus tricotent des histoires sur des images truquées ou des absences d’images comme dans le cas du Pentagone !

- Qu’est-ce que tu veux dire ? que les maniaques de la conspiration seraient les...

- Journalistes et médias officiels ! les maniaques de la conspiration ne sont pas ceux qu’on croit ! mais c’est génial ! il faut le mettre dans Wikipedia, même si c’est contrôlé par la CIA !

- Réfléchissez, toute société est très branchée sur la conspiration. On nous a fait croire à tous les dieux et toutes les religions, à toutes les royautés et à tous les sacrifices, à toutes les aristocraties et à toutes les oligarchies, et maintenant à toutes les sciences et toutes les expertises ! là on nous fait naviguer dans le chaos du terrorisme, demain du réchauffement climatique, après-demain de la dette et de l’écroulement de l’économie mondiale ! la conspiration est permanente, camarades !

- Il va falloir faire attention parce qu’on va te surveiller, avec ta géniale théorie !

Agitation. Bruits à la porte. On prend peur, on finit par ouvrir. C’était une facture.

- Ce n’était rien du tout ! Pourquoi tu fais cette tête ?

- Je viens de me gourer et d’effacer tous mes textes !

- Ce n’est pas grave. Qu’est-ce qu’il disait Marx ?

« Son art consiste non pas à dévoiler ce qui est caché, mais à cacher ce qui est dévoilé. »

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5 juin 2013 - lien permanent
Démocratie, démocrassie
Selon que vous serez...

Dans un communiqué daté du 4 juin 2013 et publié sur leur site, les Jeunes Socialistes dénoncent courageusement le déni de démocratie et le climat de violence qui règnent en France :

« Nous apportons notre soutien aux militants et citoyens qui manifestent, et condamnons avec la plus grande fermeté la répression menée par François Hollande ainsi que l’indifférence portée aux revendications du peuple français. »

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4 juin 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Du bon usage du protocole
par Henry Cac
La famille doit disparaître

Après avoir ainsi rempli l’esprit de l’homme de sa propre importance, nous détruirons la vie de famille et son influence éducatrice ; nous empêcherons les hommes de valeur de percer, et, sous notre direction, la populace les tiendra sous le joug et ne leur permettra pas même d’exposer leurs plans.

Politiciens réduits au rôle de pantins

Pour arriver à de tels résultats, nous prendrons nos mesures, afin qu’on nomme des présidents ayant à leur passif un scandale comme le "Panama", ou quelque autre affaire louche du même genre. Un président de cet acabit sera le fidèle exécuteur de nos plans, parce qu’il craindra d’être découvert, et sera dominé par cette peur qui s’empare toujours d’un homme parvenu au pouvoir et qui désire vivement conserver les privilèges et les honneurs que lui confère sa haute charge. La Maison des Représentants élira, protégera et masquera le président ; mais nous retirerons à cette chambre son pouvoir d’introduire et de modifier les lois.

Exploitation des gens tarés

Cependant, tant qu’il ne sera pas sûr de remplir les postes de gouvernement par nos frères, nous confierons ces postes importants à des gens dont les antécédents et la réputation sont si mauvais, qu’ils forment un abîme entre eux et la nation, et à des hommes tels, qu’au cas où ils enfreindraient nos ordres, ils pourraient s’attendre à être jugés et emprisonnés. Et tout ceci dans le but de les obliger à défendre nos intérêts jusqu’à leur dernier souffle.

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4 juin 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
1891 : S.S. Léon XIII et la protection du sanctuaire de la famille
par Nicolas Bonnal

Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d’un soutien, un obstacle, au lieu d’une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu’à rechercher.

Le 15 mai 1891 Léon XIII publie son encyclique Rerum Novarum. Ce texte merveilleux traite de tous les grands problèmes politiques et sociaux de son temps, demandant à une humanité déjà déboussolée de revenir à ses sources chrétiennes. L’exceptionnelle beauté du style m’a incité à relire tous les encycliques des grands papes du XIXe siècle, et je reste transporté par leur élégance et leur clairvoyance. Notre société arrogante et technocrate n’aurait qu’à y puiser comme dans un puits pour y trouver des réponses et elle ne le fera pas, toute à la joie d’entasser les futurs trans-humains dans ses smart cities.

***

Prophétique, le Saint-Père voit venir la liquidation de la famille et de l’être humain, que les lois socialistes et les Google babies vendus sur le web rêvent de remplacer. Je préfère le donner à lire tel quel à mon lecteur - pour lui donner envie de relire ces saints textes et d’oublier un peu le journal du jour ou le best-seller du moment : c’est aussi passionnant que du Tocqueville ou du Chateaubriand, et c’est le Saint-Père (je reparlerai en son temps de Pie X et de ses stupéfiantes intuitions).

« La soif d’innovations qui depuis longtemps s’est emparée des sociétés et les tient dans une agitation fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la politique dans la sphère voisine de l’économie sociale. En effet, l’industrie s’est développée et ses méthodes se sont complètement renouvelées. Les rapports entre patrons et ouvriers se sont modifiés. La richesse a afflué entre les mains d’un petit nombre et la multitude a été laissée dans l’indigence. Les ouvriers ont conçu une opinion plus haute d’eux-mêmes et ont contracté entre eux une union plus intime. Tous ces faits, sans parler de la corruption des moeurs, ont eu pour résultat un redoutable conflit. »

Léon XIII fait ensuite le bilan social du prométhéen siècle écoulé qui a liquidé l’héritage chrétien médiéval sans le remplacer par rien - si, par le bolchévisme comme on verra après. Les conditions de vie de la classe ouvrière ont été une abomination qui n’a pas alors échappé à l’Eglise - qui voyait d’ultérieurs dangers se rapprocher :

« Le dernier siècle a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes qui étaient pour eux une protection. Les sentiments religieux du passé ont disparu des lois et des institutions publiques et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vu, avec le temps, livrer à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d’une concurrence effrénée. Une usure dévorante est venue accroître encore le mal. »

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3 juin 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Nietzsche judéophile et germanophobe
par Nicolas Bonnal

- Quel bienfait semble être un juif,
lorsque l’on vit parmi des Allemands !

Nietzsche est fameux pour sa phrase sur ce qui ne nous tue et nous rend plus fort, phrase qui s’applique merveilleusement aux Juifs, ce peuple aussi, disait un ancien président, qui a tant de fois su mourir pour renaître. Penseur polyfacétique et contradictoire, il fut aussi récupéré par tous les partis et toutes les écoles philosophiques au vingtième siècle. Son surhomme sert de catalyseur à la plateforme trans-humaine en ce moment (qu’on le veuille ou non...).

Proche de Wagner et du pangermanisme dans sa jeunesse, Nietzsche change vite de camp sous l’impulsion de son amourette avec Lou Von Salomé (future égérie de Freud, Rilke et quelques autres) et de l’intellectuel Paul Rée dont Cosima Wagner dénoncera une influence malveillante sur l’ancien ami de son mari.

La portée subversive de la pensée de Nietzsche, très populaire un temps chez les socialistes et les sionistes, a été soulignée par les fameux Protocoles (avec Darwin, il est le penseur recommandé des "sages") et par la pensée de mai 68, liquidatrice de ce qui nous reste de famille et de nation.

Mais je préfère citer : on trouvera tout cela facilement sur le web dans "la Généalogie", "Par-delà le bien et le mal", "Humain trop humain" (ouvrage discret et pourtant le préféré de Gilles Deleuze et de la Gauche nietzschéenne).

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3 juin 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La jeunesse française et le catholicisme tellurique
par Nicolas Bonnal

Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable : car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes.

Ephésiens, 6, 10

Deux éléments m’ont frappé dans les combats qui nous occupent, et qui opposent notre jeune élite catholique au gouvernement mondialiste aux abois :d’une part la Foi, car nous avons là une jeunesse solide (la solidarité vraie contre la liquidité des gens et des marchés) et fidèle, audacieuse et tourmentée à la fois par l’Ennemi et la cause qu’elle défend ; la condition physique d’autre part, qui ne correspond en rien avec ce que la démocratie-marché, du sexe drogue et rock’n’roll, des centres commerciaux et des jeux vidéo, attend de la jeunesse.

L’important est la terre que nous laisserons à nos enfants ; mais l’avenir c’est surtout les enfants que nous laisserons à la terre. Cela les soixante-huitards et leurs patrons des multinationales l’ont oublié. On a ainsi vu des dizaines milliers de jeunes Français - qui pourraient demain être des millions, car il n’y a pas de raison pour que cette jeunesse ne devienne mimétique, pour reprendre un terme girardien - affronter la nuit, le froid, la pluie, les gaz (que le petit ministre invente un autre mot), l’attente, le temps, l’insulte, la grosse carcasse du CRS casqué nourri aux amphétamines, aux RTT et aux farines fonctionnaires. Et ici encore le système tombe sur une élite physique qu’il n’avait pas prévue. La mondialisation abrutit et inhibe physiquement - je l’ai vu partout - des millions si ce n’est des milliards de jeunes par la malbouffe, la pollution, la destruction psychique, le reniement de la famille, de la nation, des traditions, toutes choses très bien analysées par Tocqueville à propos des Indiens :

« En affaiblissant parmi les Indiens de l’Amérique du Nord le sentiment de la patrie, en dispersant leurs familles, en obscurcissant leurs traditions, en interrompant la chaîne des souvenirs, en changeant toutes leurs habitudes, et en accroissant outre mesure leurs besoins, la tyrannie européenne les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu’ils n’étaient déjà. »

Et bien les Indiens c’est nous maintenant, perclus de besoins, de faux messages, de bouffes désastreuses, de promotions, et oublieux de l’essentiel.

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31 mai 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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