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L'après Libre Journal
Horbiger et la guerre sous Marine
Le musée du machismo d’Horbiger
par Nicolas Bonnal

Nous sommes à Tartessos. De retour de son voyage de noces, qui ne s’est pas très bien passé, avec Hillarie, la plante carnivore qu’il a vendue à un jardin botanique (il l’a plantée là, comme dit maréchal Grommelle), Horbiger convoque les troupes, alors qu’il a cessé de se prendre pour le Kronprinz (et la plante carnivore pour la rose du petit Prince donc - autant dire qu’il n’est pas à prendre avec des pincettes) et qu’il a une grande nouvelle à annoncer :

- Je vais ouvrir un grand musée.

- On va bien s’amuser ?

- Mandeville, prends la file !

On rappelle que dans le tas de la basse-cour toujours présente, il y a Pérégrin toujours absent, Mandeville trop présent, le renard du dessert maréchal Grommelle, l’ara Petacci, le chinchilla Ravi Jacob, la perruche (à deux têtes) Sic Ail, mais aussi le pingouin Steven Spitzberg, l’ours blanc transformé en cochon Polémique Victor, l’argent secret SS117, et quelques autres animaux animés encore, que nous n’avons plus le temps de nommer dans cette phrase déjà longue. Les rivalités de la brigade kascher et des chevaliers du Beng-Heil se sont un peu estompées grâce aux batailles de tartes à la crème à Tartessos (et non tarte aux sauces, voilà c’en est fini de nos embarras à la moi).

- Tu vas ouvrir un musée ?

- Sur Obama ? Non mais sans black !

- Un musée des jeux de Molay ?

- Oh, je suis tant plié en quatre !

- Super, la muséification c’est l’avenir du monde ! Le tourisme, les infrastructures, la culture qui s’étale comme une confiture, le Las Vegas partout, les emplois pleins créés, la salle à mine de crayon, les guides de voyages, les petits restaurants à cinquante euros, les gros lards qui font des gros billets verts, les parkings qui s’étalent partout, les eucalyptus qu’on plante...

- Silence dans la cale.

- La ferme, les animaux...

- J’ai décidé d’ouvrir un musée politiquement incorrect.

- Un musée politiquement érect ?

- Presque.

- Un musée de l’eau low cost ?

- Ca va saigner !

- Gardez votre sang-froid...

- Un musée de la destruction du monde par la muséification...

Quelqu’un a enfin compris la blague ; et toi, lecteur ?

- Ah, l’eau low cost, très bon, Ravi Jacob !

- Moi je sais ce qu’il veut : célébrer la séparation d’avec la plante carnivore et donc se prendre pour Shah Jahan.

- Pour le chat géant ?

- Mandeville !

- Horbiger va créer son sage Mal.

- Son quoi ?

- Je veux dire son Taj Mahal !

- On est en Espagne ; ce sera plutôt le Tage Mahal ?

- Ne te donne pas tout ce Mahal !

- Et pourquoi pas un musée du troisième riche ?

- Ou de la barbarie à visage inhumain ?

- Ou un musée consacré à notre oiseau préféré, Jonathan Livingstein le goy est lent !

- Il paraît qu’il va bientôt rentrer.

Docteur Livingstein I presume?

- Essaie dans le neuf-trois !

- Je veux créer un musée du machismo.

- Du quoi ?

Una casa del machismo.

Del mas quoi ?

- Il y a schisme dans l’église horbigérienne.

Tout le monde se presse autour de lui. Le machisme chez les animaux on ne connaît pas. Chez nous ce sont les femmes qui travaillent, font la cuisine et s’occupent des enfants, et les mâles à la Errol Flemme qui font des blagues en buvant une bière pour bâtir cet empire. Mais Horbiger ne perd jamais le mors, pardon le Nord.

- Il y a la salle des instruments de méninge, la salle de torture, la salle de l’inculture...

- Quand j’entends parler de culture,

- Je sors mon Horbiger !

- ... La salle des quatre salaisons, celle de la toilette du jus de pomme, et la salle de la cuisine qui fait rire.

La casa del machismo, je trouve que cela sonne et résonne mieux que le musée du machisme.

- Oui, mais c’est moins efficace pour décrocher des subventions chirurgicales.

- On s’en fout, avec tout ce qu’on a déterré à Tartessos.

- Mais Horbiger, pourquoi ne ramènes-tu pas la plante carnivore ?

- Et avec quoi on la nourrirait ? Du cochon ? Du chinchilla ?

- Je ne donnerai kascher de ta peau, Ravi Jacob !

- Et puis par définition dans la casa del machismo il y a pas de femme.

- Y a-t-il un club ? Le club des dingues ?

- Mais elle est végétarienne !

- Avec un I grec ! Elle se nourrit de vers.

- De vers de gris !

- Il lui faut des vers tous les jours, les vers du poète Anthony !

Sauvage panthère
Le coeur est roi
Toi ma chère proie
Aux yeux d’éther

- Non, non, on ne va pas recommencer !

- Les black panzers cela suffit !

- Bon, on retourne bombarder Kadhafi ?

- C’est cela, on aura un bon alibi...

(A suivre)

23 mai 2011 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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