Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 314 du 11 février 2004 - p. 10
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La malédiction de l’Abbé Pierre

« Malheur à nous gens heureux,
Malheur aux enfants des gens heureux !
 »

Cinquante ans après ses débuts dans le chobize, l’Abbé Pierre maudit les Français et leurs enfants. Rien de moins !

Le numéro n’est pas nouveau. Déjà, en son temps, Céline dénonçait la « coquetterie putaine » du fils de riches soyeux lyonnais devenu député MRF de Meurthe-et-Moselle grâce à un brevet de résistance acquis comme... aumônier de la marine à Casablanca.

L’Abbé Pierre fut un épurateur si féroce que même Pierre-Henri Teitgen, qui prétendait avoir ravalé Robespierre au rang d’enfant de choeur, reconnut avoir trouvé plus dur que lui.

Ayant refusé de voter la loi du 9 février 1949 qui amnistiait les mineurs collaborateurs, l’Abbé avait en revanche approuvé le décret du 16 juillet 1947 établissant la réversibilité sur l’enfant de la culpabilité des parents !

Autre obsession de l’Abbé : le logement.

En fait, cela s’explique si l’on est informé de certaines réalités.

Après la guerre, il manque au moins quatre millions de logements et ceux qui existent n’ont aucun confort. La guerre en a détruit un million et demi, et surtout les gouvernements de l’entre-deux-guerres ont fait preuve, là aussi, d’une criminelle imprévoyance.

Deux politiques s’affrontent alors.

La première s’incarne dans Raoul Dautry, génie visionnaire. Organisateur, en 14/18, des transports ferrés pour la troupe (il construisit, sur ordre de Foch, la fameuse "voie des cent jours"), concepteur, en 1937, de la SNCF, initiateur des cités ouvrières pour les cheminots, précurseur du tunnel sous la Manche, fondateur plus tard du nucléaire français, il est arraché à sa retraite, à soixante-dix ans, pour organiser la reconstruction du parc immobilier français à la Libération.

Dautry, qui sait qu’en France, le provisoire dure longtemps, écarte aussitôt la solution du logement d’urgence et met en place un programme à long terme.

L’autre politique, celle des industriels du bâtiment, prévoit le doublage du programme à long terme par un programme d’urgence. Avantage : deux fois plus de chantiers.

Derrière ce lobby, un groupe occulte, "X-crise" groupe de polytechniciens pianistes "stalino-fascisants", mondialistes décidés à remplacer la France par un conglomérat d’individus sans racines, sans traditions, sans famille, massifiés comme force de production et de consommation sur des territoires protocolaires gérés par une administration supra-nationale européenne d’abord, mondiale ensuite.

Ce plan suppose l’éradication des structures traditionnelles qui, en France, s’incarnent essentiellement dans la race, la paysannerie et la famille.

Pour ce génocide, le logement de masse est l’arme la plus discrètement efficace(1). En 1961, Edgar Pisani, alors ministre de l’Agriculture de Debré, conçut le projet dément des "agrovilles", grands ensembles "rurbains" pour transformer la paysannerie traditionnelle en prolétariat de l’industrie agricole.

L’affrontement entre Dautry et ce qu’il faut bien appeler les synarques est terrible, et Dautry en meurt. Son successeur impose un objectif de 240 000 logements annuels.

Mais le 1 % patronal destiné à financer l’opération suscite une forte opposition.

C’est alors que, déjà, les manipulateurs d’opinion se mettent de la partie. Il faut une vedette pour "vendre" la politique nouvelle.

Ce sera un homme du mouvement des "Citoyens du monde", compagnon d’Albert Camus, André Breton, du communiste Vercors, etc. : l’Abbé Pierre, prêtre, député, résistant, belle et grande gueule, bref une "icône" comme on dit maintenant et que Radio Luxembourg seule radio publicitaire, propulse en 1952 en le faisant gagner au jeu radiophonique le plus fameux de l’époque, "Quitte ou double"(2).

Dès lors, "le curé en béret-canadienne" vient régulièrement faire son numéro au micro. A l’hiver 54, il lance son fameux appel « Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir... »

En quelques jours, sous la pression de l’opinion publique, le plan Dautry est envoyé aux oubliettes, les crédits de la reconstruction sont redistribués : une part financera les cités d’urgence, le reste paiera la construction de logements durables mais, du coup, plus rudimentaires que prévu.

Le résultat, on le connaît :

- De grands ensembles inhumains, bâclés, sans infrastructures, sans commerces, sans loisirs, sans espaces verts, plus des cités d’urgences qui comme Dautry l’avait prévu vont durer. (A Saint-Pierre-des-Corps, par exemple, les baraquements construits à cette époque abritent encore des familles).

- L’industrie du bâtiment survoltée importe de plus en plus de main-d’oeuvre immigrée.

La bombe sociale qui explose aujourd’hui au visage des Français est née comme ça. Et l’un de ses ingénieurs s’appelait Henri Grouès alias l’abbé Pierre.

Le Libre Journal

(1) Parmi les autres armes, la révolution sexuelle. Voilà quelques années, le secrétaire personnel de l’Abbé Pierre afficha officiellement son homosexualité.
(2) Le truc resservira. Qu’on se rappelle le passage d’un jeune inconnu brillantiné à "La Tête et les Jambes" : Laurent Fabius...
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