Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 285 du 8 février 2003 - p. 11
Bush va punir Chirac et Schröder
par Igor Veroff
"Crown agents"
(II)

A la mi-décembre 2002, les spécialistes américains des actions psychologiques ont désigné deux cibles prioritaires : la France et l’Allemagne considérées, en raison de leurs réserves quant à l’opportunité d’une guerre en Irak, comme des alliés peu sûrs, voire hostiles et dangereux.

C’est Donald Rumsfeld, un des chefs du lobby israélien au sommet de l’administration Bush et le plus déterminé des faucons du gang, qui a donné le feu vert à une vaste campagne de désinformation, de corruption des médias et des journalistes et de propagande en direction des opinions publiques européennes dans le but de discréditer les dirigeants politiques et les personnalités qui s’opposent à la guerre en Irak.

L’administration Bush a renforcé ce que l’on appelle la diplomatie publique, c’est-à-dire l’activité des services de propagande spécialisés dans les actions psychologiques et la manipulation des populations étrangères.

Pour atteindre cet objectif, Henry J. Hyde, président de la Commission des affaires internationales de la Chambre des représentants, a obtenu que le budget du sous-secrétariat à la diplomatie publique soit augmenté de 655 millions de dollars.

Rumsfeld a alors signé la Directive 3600.1 Information Operations du Department of Defense autorisant le déclenchement d’opérations de propagande vers les opinions publiques occidentales.

Quelques jours plus tôt, le 9 décembre, sur F2, Edward Luttwak, conseiller de Bush, avait déclaré, nous le répétons une fois encore : « Chirac a une addition à payer à Washington et, à Washington, il a été décidé de lui faire payer cette addition. (...) Chirac, il a voulu manger aux dépens des Etats-Unis sur la scène diplomatique et, évidemment, il va payer. »

Selon un expert des services français, la première partie de l’addition vient d’être soldée par l’échec grotesque de l’intervention française en Côte d’Ivoire. Afin que nul n’en ignore, alors que les rebelles étaient armés par les Crown Agents anglo-saxons, les loyalistes manifestaient contre l’ambassade de France en brandissant des drapeaux américains et en criant des slogans comparant Chirac à Saddam Hussein !

En Allemagne, c’est Gerhard Schröder qui est visé et l’on s’attend à la prochaine mise en cause par la presse d’un de ses ministres dont un parent proche aurait été membre du Parti nazi.

Motif : l’Allemagne siégera en 2003 et 2004 comme membre temporaire du Conseil de sécurité et président du Comité des sanctions, et c’est, depuis le début janvier, la France qui préside le Conseil de sécurité !

Les dirigeants de ces deux pays doivent donc d’urgence être déconsidérés, voire exclus, avant qu’ils ne prennent des décisions qui iraient à l’encontre des intérêts US.

Mais les Américains ne se bornent pas à ces manoeuvres de diplomatie secrète.

L’offensive politique se double d’une offensive économique dont la cible est les grands projets et entreprises françaises et allemandes.

Le mystérieux échec d’Ariane 5EAC, le 11 décembre dernier, pourrait être le premier acte de cette guerre de l’ombre, si l’on s’en réfère à certaines constatations troublantes effectuées à ce moment-là. Notamment la présence d’aéronefs américains dans la zone proche du site de lancement, fait qui avait déjà été constaté lors d’un précédent crash d’Ariane.

Dans cette entreprise, une autre arme est déjà en place : une nouvelle campagne contre l’antisémitisme français a été amorcée le 9 janvier dernier par l’organe de propagande mondialiste Métro distribué gratuitement à des centaines de milliers d’exemplaires dans les plus grandes villes de France et d’Europe.

Tout cela n’est pas très original, c’est vrai.

La seule nouveauté, c’est la sortie de Roselyne Bachelot qui n’a été, à l’évidence, que le porte-voix de Chirac (même si ce dernier a fait semblant de la sermonner).

Il est sans exemple qu’un ministre en exercice réponde, comme elle l’a fait sur Europe Un, par « le mot de Cambronne » à un ministre d’un pays ami (en l’occurrence Donald Rumsfeld, qui avait brocardé « la vieille Europe »), traite publiquement de voyous les dirigeants d’une multinationale et désigne nommément comme tel un des plus puissants dirigeants de la mafia mondialiste : Marc Rich, l’homme qui fit chanter le président des Etats-Unis Bill Clinton en personne.

La guerre des gangs est commencée, préparons-nous à compter les morts...

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