Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 285 du 8 février 2003 - p. 7
Traditions
par Michel de L’Hyerres
L’extinction des "Lumières"

Ce titre, ce constat, n’évoque, pour nous traditionalistes, aucune satisfaction car il illustre, hélas, cette maxime de Paul Valéry : « Si le pouvoir est fort, il nous écrase ; s’il est faible, nous périssons »... et cela nous concerne bougrement !

Car la République et son organe d’exécution, l’Etat, issus des "Lumières", trépassent, déjà par leur école, laquelle suffit à expliquer tout le phénomène : nous prendrons pour base de donnée le témoignage collectif Les Territoires perdus de la République, publié sous la direction d’Emmanuel Brenner (Mille et Une Nuits).

I - Etant donné que ce livre est d’inspiration juive, il est nécessaire, de prime et prudent abord, de se mettre d’accord sur les termes en se rapportant à mon article « Autour du sionisme » (LLJ n° 250).

En résumé, être juif, c’est être conforme au judaïsme traditionnel, selon le rabbin Hirsch, « fidèle à la Torah » et « d’une citoyenneté loyale et irréprochable et d’un patriotisme absolu » à l’égard de la patrie d’accueil.

Etre sioniste, c’est adopter un patriotisme juif, distinct de celui dû à la patrie d’accueil, dans le but bien connu de fonder un Etat juif indépendant sur un territoire particulier, en l’occurrence l’actuelle république d’Israël.

II - Référons-nous maintenant à deux ouvrages majeurs qui permettent de distinguer la société traditionnelle, la nôtre, fondée en 496, de la société républicaine constituée sous la Révolution.

Le premier est Mes idées politiques, de Charles Maurras, qui définit "Les Quatre Etats confédérés" (p. 236), par la voix du président du Conseil Henri Brisson qui déclare en septembre 1898 que « les juifs, les francs-maçons et les protestants étaient l’ossature du regime republicain », liste que le grand maître complète par « le groupe des étrangers installés en France [...] les métèques ».

Le second est Les Deux Patries, de Jean de Viguerie, qui distingue deux patriotismes : le traditionnel, charnel, celui de Jeanne d’Arc et de l’ancienne France, et le patriotisme révolutionnaire, chimérique, intellectuel et démagogique, étranger et hostile au précédent, fondé par les "Lumières".

Or Emmanuel Brenner achève son ouvrage par un dernier chapitre faisant état « d’un échec des Lumières » devant « les débordements d’un discours de haine dirigé contre l’Occident, la modernité et les "Juifs" » par les jeunes islamistes (p. 210).

Une jeune et belle enseignante, Barbara Lefèvre, professeur certifié d’histoire et géographie qui se déclare juive, écrit de son côté : « ... je suis aujourd’hui dans le plus profond désarroi : où va l’école de la République qui m’a formée ? Que sont devenus les idéaux qui ont contribué à faire de moi une citoyenne concernée ? » (p. 149).

Car voici comment commence ce livre : « Quarante minutes d’insultes ("Chiennes de juives", "Youpines", "T’es une pute et en plus t’es juive"), de violences physiques, le visage et la tête enduits de pomme et de fromage parce qu’ "un juif, ça pue"... racontent deux jumelles en troisième au Collège-Lycée Bergson à Paris (XIXe) » (p. 14).

Voilà pour les élèves. Car voici maintenant pour les professeurs : « Il arrive qu’un professeur soit jeté à terre, prenne des coups ou soit victime d’une tentative de séquestration avec molestage [...] Aucun élève ne cède le passage aux professeurs [...] car la volonté d’empêcher d’entrer [dans sa classe] est sans équivoque [...] [une fois entrés] le bureau peut être sur l’armoire, ou démonté, et les tables dans le plus profond désordre [...] Le tableau est fréquemment couvert d’inscriptions "Je baise la France", "Vive Ben Laden !", "Grosse pute !", etc. » (p. 189).

Ajoutons à cela qu’un professeur est absolument sans recours contre les agressions car « La démission des cadres administratifs est totale » (p. 128).

Pire car l’Education nationale nomme, pour arranger les choses, des surveillants/médiateurs d’origine maghrébine, « longue tunique blanche, barbiche islamiste, petit calot en crochet blanc sur la tête » qui dispensent, en dehors des cours, l’enseignement du Coran ! (p. 96).

Ainsi les sionistes qui, en France, par infiltration ascensionnelle, exercent un pouvoir important dans la République et ont oeuvré, depuis un demi-siècle, contre le "racisme" en apprentis-sorciers, récoltent aujourd’hui le fruit de leur sottise criminelle : un tonitruant et dangereux racisme anti-Blancs et anti-juifs : « Sales Blancs, sales Français, sales Juifs » ou « Putain de ta race ! » (p. 153).

Avec, ultime disgrâce, le lâchage de fait, par le gouvernement de la République, des juifs au profit des Arabes, à droite comme à gauche !

On a souvent évoqué un possible complot juif ou maçonnique pour la conquête du monde... Mais devant une telle Bérézina, pas drôle du tout, je demeure perplexe, me disant que, ces pauvres "Lumières" étant éteintes et les carottes cuites, il n’y a plus, pour les honnêtes gens, qu’à baisser le rideau, faire ses valises et, courageusement (LLJ n° 282), aller voir ailleurs.

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