Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 285 du 8 février 2003 - p. 6
Où va la droite nationale ?
I
Bruno Mégret : « ... »

Notre "grande enquête" sur l’avenir de la Droite nationale prend un départ étrange. Il semblait acquis que le président du MNR l’inaugurerait. Et puis, il a fini par décliner l’honneur. Nous publions ci-dessous :

- l’intégralité de notre dernier échange avec l’attachée de presse de Bruno Mégret, car Séverine Souville est aussi directrice de la communication et dirigeante nationale du MNR. Ce n’est pas sans crainte ni chagrin que nous encourons la colère de la belle Séverine, mais la grave signification politique de son courrier électronique ne peut être objet de diplomatie secrète, dans le dos de nos lecteurs et du peuple de droite.

- l’intégralité des questions écrites envoyées à l’avance à M. Mégret, comme à nos autres interlocuteurs, car nous ne cherchons pas à les déstabiliser, à la manière hostile des gros médias, mais à en obtenir les réponses les plus claires et les plus élaborées. Nos lecteurs jugeront si nos questions étaient trop agressives, ou simplement appropriées à la situation.

***

Ce sont nos lecteurs qui feront le bilan de notre enquête.

Envoyez vos réactions à patrick.gofman@wanadoo.fr
ou à PG c/o SdB - 4, place Franz-Liszt 75010 Paris

L.L.J.
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De : <patrick.gofman@wanadoo.fr>
Date : Thu, 30 Jan 2003 00:08:36 +0100
À : Séverine Souville <presse@m-n-r.com>

Chère Séverine, quelles nouvelles de nos libres questions ? Hommages empressés,

P.G.

Le 30/01/03 12:59, Séverine Souville <presse@m-n-r.com> a écrit :

Aïe aïe aïe...

J’ai de mauvaises nouvelles pour vous. La libre réponse de BM à vos libres questions est que finalement il ne souhaite pas y répondre.

Entre nous, je vous donne l’explication : les réponses qu’il donnerait risqueraient bien de ne pas être celles attendues par le lectorat (et les patrons) du "LJ" ; par conséquent, mieux vaut s’abstenir.

Je regrette d’avoir mis une semaine à vous donner cette réponse au lieu de ses réponses mais il n’avait vraiment pas eu le temps de s’y pencher auparavant.

Ce qui n’enlève bien évidemment rien à l’intérêt qu’il porte au "LJ" et à l’amitié pour ceux qui s’y consacrent.

Bon courage.

Sév.
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Le Libre Journal : M. Mégret, il n’est pas excessif de parler d’annus horribilis, en 2002, pour vous et le MNR. Crash électoral, persécution judiciaire (voir encadré - Catherine Mégret à "Présent" le 21/1), endettement, fuite de vos effectifs... Pourtant, en 1999, vous quittiez le FN avec une majorité écrasante de cadres, d’élus, de militants... Que s’est-il passé ?

Bruno Mégret : « ... »

LLJ : L’explication que vous donnez de votre échec électoral ne conduit-elle pas à penser que le « tremplin » escompté a cassé ? Qu’il était erroné de sauter dessus ?

B. M. : « ... »

LLJ : Beaucoup de patriotes s’affligent de vos déboires et, en même temps, s’inquiètent de voir les décors et les acteurs de la prochaine crise du FN se mettre déjà, systématiquement, en place. Où va la droite nationale ? Se soucie-t-elle vraiment de notre peuple, de l’avenir de notre pays ?

B. M. : « ... »

LLJ : Nous croyons avoir le droit d’insister sans trop de ménagements, car, comme vous le savez, la presse patriotique tout entière a terriblement souffert (dans son âme et dans ses ressources) de la division du mouvement national : y a-t-il une autre perspective sérieuse que la réconciliation et l’unité de tous les nationaux, avec ou sans leurs dirigeants actuels ?

B. M. : « ... »

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Catherine Mégret ne regrette rien

Dans le quotidien Présent du 21 janvier dernier, Alain Sanders demande à l’ex-maire MNR de Vitrolles si elle regrette la prime de naissance qui vient de lui valoir, en Cassation, une condamnation lourde et définitive.

« Pas du tout. Lorsque j’ai été élue maire de Vitrolles-en-Provence, en 1997, j’ai voulu montrer qu’on pouvait concrètement mettre en oeuvre nos idées pour la famille et la natalité française. (...) toute famille résidant dans la commune et mettant au monde un enfant se voyait remettre une allocation de 5 000 F. A condition que l’un des deux parents au moins fût de nationalité française ou ressortissant de l’Union européenne. (...) »

Le châtiment ?

« A l’issue de plus de quatre ans de procédures et de multiples procès, au tribunal administratif, au tribunal d’instance et à la cour d’appel qui ont chaque fois durci un peu plus les condamnations, la Cour de cassation vient de confirmer contre Hubert Fayard et moi les peines de 2 ans d’inéligibilité, 2 mois de prison avec sursis et quelque 400 000 F d’amende, de dommages et intérêts, de frais de publication et autres frais divers. (...) »

Comment faire face ?

« C’est évidemment une nouvelle épreuve qui s’ajoute aux autres et qu’il nous faut supporter, mon mari et moi. Mais je ne suis pas seule et j’ai déjà reçu par mon comité de soutien(1) beaucoup d’aides morales et financières. Il y a même de nombreux Français qui n’appartiennent pas à notre courant de pensée mais qui se disent extrêmement choqués par cette affaire. Je garde espoir en mon pays et en mes compatriotes, je crois que rien n’est perdu et qu’il faut continuer à se battre sans renoncer à nos convictions. C’est ce que je vais faire. »


(1) CSCM, Le Milano B - 241 ave du Prado - 13008 Marseille
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