Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 283 du 17 janvier 2003 - p. 10
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L’obscénité blasphématoire de Rouet, archevêque flic

« Intérêt malsain » : en 1983, ces deux mots suffirent à l’épiscopat américain pour enterrer The Homosexual Network, enquête du Père Rueda sur la montée en puissance du lobby homosexuel dans le clergé.

Vingt ans plus tard, le splendide archevêché de Boston est obligé de se mettre en faillite face aux indemnités réclamées par les familles d’enfants violés par des clercs.

Quels mots faut-il aujourd’hui pour qualifier L’Eglise et l’art d’avant-garde ouvrage déjà épinglé par Patrick Gofman et que publie Albert Rouet, évêque de Poitiers ?

Le parallèle entre les deux livres est éclairant. L’un comme l’autre sont des enquêtes sur des entreprises qui se couvrent des plus grandes qualités : l’art et la charité.

Mais le premier était un cri d’alarme, le second est un aveu de connivence.

The Homosexual Network est un document implacable sur une organisation officielle dont le but affiché est de « promouvoir la charité homosexuelle dans le clergé, les religieux et les religieuses ». Elle s’appelle Dignity. Officielle, elle reçoit des subventions, on lui ouvre les églises et les salles de réunion. Elle est assurée du soutien de 83 évêques américains, y compris sur le plan financier. C’est facile à savoir puisque, aux Etats-Unis, il est obligatoire pour une association de déclarer tous les donateurs qui contribuent au budget.

Cette enquête indiscutable n’a pas été publiée de gaîté de coeur. Ses éditeurs, catholiques, savent que l’anticléricalisme se nourrit de ces nouvelles vieilles comme le vieux serpent qui fit perdre le Paradis par ses mensonges ; son auteur est un prêtre estimable, le Père Henrique Rueda, Cubain de La Havane chargé de paroisse hispanique à Washington.

Mais il fallait que le sommet de la hiérarchie soit informé.

Le manuscrit fut remis au cardinal Ratzinger dans le hall de l’aéroport de Rome, par feu notre ami Jacques Bonomo, alors grand reporter au Figaro-Magazine.

Un autre exemplaire revint au cardinal Benelli à Florence, peu avant une visite du Saint-Père dans cette ville.

Enfin, Mgr Schierano, ancien archevêque aumônier aux armées italiennes, fut informé au titre du renseignement.

Le Père Rueda fut reçu et l’on put constater son parfait équilibre.

Le pape lui-même se vit remettre un résumé et le document complet, avec ses sources, par André Frossard. Christian Chabanis avait décliné la mission.

Enfin l’ambassadeur Vernon Walters se permit d’aborder le problème devant le Saint-Père.

Une femme nue, torturée, des débris humains, des exhibitionnistes invertis...

Seule conséquence de ces démarches nombreuses et compétentes : l’archevêque de Seattle fut démis de son gouvernement pendant quelques mois pour avoir offert sa cathédrale au congrès de Dignity. C’est tout !

La position du Saint-Père fut de mettre l’épiscopat américain devant ses responsabilités, de supporter, lors de ses voyages, l’arrogance inouïe des modernistes, dont une harangue de la présidente des religieuses américaines par exemple.

Et l’archevêque de San Francisco, La Mecque des invertis, qui était président de la conférence nationale, continua à rire de bonheur à sa grande amitié avec Jean-Paul II.

L’auteur américain était sans complaisance pour son sujet ; Mgr Rouet est au contraire un amateur impliqué.

L’Eglise et l’art d’avant-garde qu’il signe, et qui est présenté avec enthousiasme sur le site Internet de l’épiscopat comme une nouvelle alliance entre l’Art et l’Eglise, est un tonneau d’obscénités.

On y célèbre Gilbert & George, une paire pédérastique spécialisée dans le blasphème du Sacré-Coeur. On y exhibe le corps d’une Japonaise ligotée nue et livrée aux tortures d’un gang de yakusa. On y expose la langue momifiée d’un suicidé...

Tous les chemins de l’atroce sont explorés avec gravité par Rouet, cuistre mitré mâtiné de flic de la pensée, qui encense la pornographie la plus abjecte mais refuse le baptême aux militants nationalistes.

Avec cette abomination que son auteur, ivre de blasphème, ose placer l’ouvrage sous l’invocation du prologue de l’Evangile de saint Jean « Et le Verbe s’est fait chair... ». La politique de confiance aux épiscopats nationaux dépasse les limites de la foi, franchit les frontières de la décence et touche au gouffre de l’orgueil.

Celui de l’enfer.

Le Libre Journal
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