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L'après Libre Journal

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Nicolas Bonnal sur Radio Courtoisie

Chaque mois notre ami Nicolas Bonnal tiendra une chronique du Troisième Oeil dans l'émission d'Arnaud Guyot-Jeannin.

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24 mai 2013 - informations temporaires
Relecture post-Apocalyptique
Virgile et les abeilles (ou les abeilles vues de droite)
par Nicolas Bonnal

Tu regibus alas eripe

Les abeilles disparaissent ou plutôt on les fait disparaître à coups de transgénique. C’est un coup de l’Antéchrist. Bientôt plus rien ne poussera et tout sera breveté. Alors on pourra avoir faim et sélectionner qui l’on voudra garder. Les médias nous expliqueront bien.

Mon vieux maître Abellio parlait de communisme sacerdotal, mon vieil ami Stephen de monarchie socialiste (à l’école). On peut aussi parler de socialisme magique à propos des abeilles et de leur merveilleuse société. Ou bien de communisme monarchique, une belle société spartiate et sans esclaves. Ou bien de royauté sacrée et médiévale.

Laissons dire le maître suprême de toute poésie. Je le cite dans la traduction de Maurice Rat et j’invite mes rares et vrais lecteurs à lire et relire ces vers en ligne.

***

Evidemment, Virgile en parlant des abeilles va nous parler des sociétés humaines, du sacré et de la cosmologie. Il s’agit d’une étude des moeurs, d’une étude morale :

« Poursuivant mon oeuvre, je vais chanter le miel aérien, présent céleste : tourne encore tes regards, Mécène, de ce côté. Je t’offrirai en de petits objets un spectacle admirable : je te dirai les chefs magnanimes, et tour à tour les moeurs de la nation entière, ses passions, ses peuples, ses combats. Mince est le sujet, mais non mince la gloire (in tenui labor, at tenuis non gloria), si des divinités jalouses laissent le poète chanter et si Apollon exauce ses voeux. »

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24 mai 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
1846 : le prophète Toussenel et la société moderne
par Nicolas Bonnal

Tout ce qui nuit à la royauté et
au peuple profite au trafiquant.

En 1846, Toussenel publie son fameux pamphlet sur les "Juifs rois de l’époque". Titre malheureux ! Le mot juif désigne moins pour lui le "peuple" que le comportement bancaire et financier moderne ; d’où un malentendu qui a desservi le livre (ou l’a diabolisé, ce qui est une manière d’être servi...). Il n’y a par exemple que dix ou douze références sur les Juifs (surtout Rothschild bien sûr, qui tient la dette et les chemins de fer ruineux et dangereux) mais cent sur l’Angleterre méphitique.

Toussenel est l’homme qui a décrit le premier pour la modernité pour les "extrémistes". C’est le rasoir d’Ockham de la réflexion historique : l’explication la plus simple est toujours la meilleure ! Son style lyrique est d’une grande précision et le grand penseur fouriériste a su mieux que tout le monde comprendre à quelle sauce l’Europe puis l’homme allaient se faire manger ici ou là.

***

Le commencement de la fin ce n’est pas 1815, le commencement de la fin c’est 1830 et la monarchie de Juillet. Et dire qu’il y a des orléanistes chez les monarchistes !

« La révolution de juillet, c’est la victoire d’Hastings de la féodalité financière. De ce jour-là, celle-ci a commencé à se douter un peu de sa puissance. »

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23 mai 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La destruction de la France depuis de Gaulle
par Nicolas Bonnal

Je n’ai pas l’intention d’être long.

On constate très bien ces jours-ci une désintégration de notre pays, qui va sans doute prendre prochainement des proportions apocalyptiques, sans doute parce que l’ennemi au pouvoir et l’occupant deviennent fous, en se rapprochant de la victoire. Mais il est clair qu’on a assisté à un long procès de destruction de la France depuis le départ du général de Gaulle. Ce dernier et le programme du Conseil national de la résistance avaient finalement fait de la France la troisième puissance mondiale, un pays respecté, riche, industriel, encore agricole, un Etat souverain et une puissance militaire et nucléaire non négligeable, une nation encore fière de son histoire et de son rôle. Les droits élémentaires des Français y étaient encore respectés, et l’on pouvait voir et visiter le monde en étant fier de se dire Français ; cela que l’on votât pour le Général ou pas.

Cet heureux temps n’est plus, comme dit Jean Racine. La conjuration de Mai 68, aidé de l’argent et de l’intervention de l’étranger (voir Roger Frey à ce sujet) déséquilibra le régime, le général prenant sagement une retraite olympienne (l’Irlande alors héroïque, l’Espagne franquiste bien sûr au garde à vous) ; mais ses successeurs pompidoliens et giscardiens se chargèrent de brader l’héritage avec les gaullistes de gauche, les affairistes, les cabris de l’Europe et bientôt évidement les socialistes qui comme le dit Trotski sont toujours aux ordres des Américains. La France est donc devenue au fil des ans une colonie américaine(1), une société multi-raciste très inégalitaire, chaotique et anarchique, certainement pas un Etat de droit, et elle est dirigée par une oligarchie et une élite hostile et même haineuse. Comme il est interdit d’interdire, il est maintenant interdit de faire beaucoup de choses, à commencer par penser ; les millions de lois putréfiées ont remplacé les dix commandements.

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22 mai 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Edouard Drumont et le bobo français en 1885
par Nicolas Bonnal

Ils déclarent au peuple qu’il est le plus grand de tous
les peuples depuis 89, alors que c’est précisément
à cette date que commence sa décadence.

Les sondages nous apprennent que tous les Français se plaignent, ce qui prouve que notre époque est peu riche en nouveautés. J’en veux pour preuve la relecture de Drumont, qui au-delà de ses défauts justement condamnés par l’Histoire, a puissamment inspiré Bernanos (peu suspect de fascisme !) dans sa "Grande-peur des bien-pensants". La lecture de Drumont et des différentes facettes de l’interminable dégénérescence occidentale nous convainc une fois de plus qu’à la Fin de l’Histoire - 1806 pour Kojève - le temps est devenu pseudo-cyclique. Et que notre décadence comme celle des Romains peut bien durer cinq siècles ! Le reste est affaire d’élections et de résultats des courses. De toute manière, les élections... L’important c’est le roi. Sur les Rothschild et leur philanthropie, Drumont écrit :

« Mais ceci rentre dans leurs fonctions de nazi, de princes des Juifs... »

Quel prophète tout de même... Mais je préfère parler des Français. C’est moins rentable mais plus profitable pour les camarades.

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21 mai 2013 - lien permanent
Contes latinos
Atacama, l’esprit du voyageur
par Nicolas Pérégrin

J’avais laissé la Patagonie. Je devais me rendre au nord, remontant le long fil de cuivre chilien. La route longiligne s’ornait de merveilleux observatoires, de brumes côtières, de déserts mystérieux jonchés des suevai de voyageur. Je me sentais plus fort. Il y a comme cela des voyages qui vous révèlent ce que vous cherchez. Nous voulions le Tibet, et ce furent les Andes. Andes chrétiennes et hispaniques ou je dansai comme l’Inca la danse en l’honneur du ciel et de la vierge. J’arrivai à San Pedro d’Atacama, Mecque andine du tourisme local. Village en adobe, argile cuite sous le soleil, entouré de salars de la peur, de déserts et de geysers. Une vieille église en bois de cactus, une longue messe guerrière où le bon prêtre dénonce la main noire qui contrôle son pays et qui, voilà trois ans, brûla sept statues pieuses.

De jeunes voyageuses plus intrépides que les garçons, venues de Grèce, de France ou d’Amérique, avec qui l’on partage le cabernet chilien dans les restaurants troglodytiques. Et ce valle de la luna, ce lieu inaltérable, le lieu ou le ciel touche la terre, le cosmos les sables et la pierre. Un lieu de méditation présocratique, une révélation inouïe, du glacier au désert. L’Amérique latine serait l’Eldorado du voyage, Atacama, l’esprit hurlant du voyageur mué en condor éternel. Tout ce qui est humain me serait étranger. D’Atacama, je ne pouvais gagner Salta. Je choisis donc le Nord et ses salars. Le salar d’Uyuni, le plus grand du monde, dans la pauvre Bolivie qui jouit de commentaires si divers. Bolivie, le Tibet de d’Amérique latine, ce toit du monde endimanché en ce 20 février par les flonflons du carnaval de nos frères indiens. Cette route d’Uyuni bradée au touriste de passage fait son effet : on navigue plus qu’on ne roule à cinq mille mètres, on crève de froid dans le premier campement, on voit la lagune verte et ses résistants flamants qui virent comme elle de couleur. La lagune devient tahitienne, elle est bordée de volcans enneigés, elle est irrésistible, reflétant toute la beauté de cet altiplano, qui joint la hauteur de l’esprit à l’équanimité de l’âme. Je dirai que la musique de Loreena Mc Kennitt que j’avais découverte à Santiago me fut profitable au-delà de mes espérances. Je pris avec mes compagnons un bain dans les sources thermales, nous gagnâmes les geysers, cette boca éructant de la terre mère, qui crachent leurs bulles colériques à la face du ciel.

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18 mai 2013 - lien permanent
Horbiger fait son cinéma
Horbiger et la charge de la brigade kascher
par Nicholas-Kurt Heil

Suite au vote de l’Heil dur de notre lectorat fâcheux, pardon facho, Horbiger a été sacré star et tsar de la cinéphilie. Il a même reçu le soutien de Méthane Yahoo, le premier ministre de ce bon vieux Ezra Hell qui lui a demandé un remake de choix ou de la liste de Chandler ! Du coup la cabale rit et les enjeux de mots se multiplient. Avis aux amateurs, temps frais.

***

Certains aiment la brigade kascher, d’autres les lanciers du Beng-Heil. Les trois lanciers du Beng-Heil attendent une charge tant redoutée, comme en Crimée et châtiment, celle de la brigade kascher, proche de celle menée de main de traître par Errol Flemme dans la grande tradition robin-hollywoodienne. Horbiger lui se prend pour Gary Poker qui, on le sait, était l’idole de Mein fou rire - pourtant abonné au Gable, dont il ne ratait pas un opus - et l’acteur de Peter Ibbetson, grand classique du surréalisme gnostique. Il luttait dans les lanciers contre Mohammed Khan et non Mohammed Kahn, comme voudrait un pointilleux Grommelle.

C’est donc à qui fera la meilleure réplique cinéphilique et non cynégétique. On aura ainsi droit à la prisonnière du dessert, aux contes de la rune vague après la pluie, au courroux aux abois (Kurosawa, là je traduis...) et l’homme qui voulut être coi, celui dont on ne veut pas entendre parler. On évoque aussi la naissance d’une notion et surtout le diabolique docteur m’accuse, et non Méduse, dont on reparlera un jour sur la plage à Cabo de Gata, au milieu de teutoniques têtes d’or.

Face à eux on voit notre cher chinchilla à fourrure en fureur ravi Jacob mais flanqué aussi de ses deux perroquets ashkénazis. Car ravi Jacob a secoué les chaînes de Jacob à la demande du lectorat fâcheux et de son combat avec la mésange. Horbiger est furieux qu’on lui ait retiré la jouissance plénière du chinchilla et il menace de plumer les psittacidés livrés le jour d’avant.

Mais le chinchilla veut utiliser les perroquets pour défier le maître de la terre creuse. On y va, au bout de cette troisième introduction ou récit enchâssé qui montre un Horbiger bien triste.

***

Soudain, à Tartessos, alors que se préparait la bataille de tartes à la crème, l’on entend ces deux voix aigrelettes et douçâtres tancer ainsi notre bon maître :

- O mon messire Orbi, vous n’êtes guère gai !

- A quatre pas d’ici, on vous le fait savoir !

- Nous sommes de ta ruche, ô ma vilaine abeille...

- Si tu nous plumes toutes, on ne dira plus Heil !

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17 mai 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
George Steiner confirme : la jeunesse française est abrutie par le mondialisme et le socialisme
par Nicolas Bonnal

On connaît George Steiner, érudit juif et polyglotte politiquement incorrect, amateur du Rebatet romancier et ami de Pierre Boutang jadis. Ce qu’il dit reproduit tellement ce que j’écris d’habitude que je n’ajouterai pas une ligne. Si, qu’il faut que des ligues idoines poursuivent ce noble homme en justice.

***

Dans Le Monde du 11 mai 2013, le grand George Steiner (84 ans, critique, philosophe) répond à la dernière question du journaliste : « Quel sera, selon vous, l’avenir de la jeunesse estudiantine, avec laquelle vous êtes en contact ? » de la façon suivante : « Il m’effraie. Nous sommes en train de créer une apathie chez les jeunes, une "acédie", grand mot médiéval, sur laquelle Dante et saint Thomas d’Aquin ont écrit des choses formidables. Cette forme de torpeur spirituelle me fait peur. Le philatéliste qui est prêt à tuer pour un timbre, lui, a de la chance. »

Wikipédia définit ainsi l’acédie : « Dans la religion catholique, l’acédie est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, le dégoût pour la prière, la pénitence, la lecture spirituelle. L’acédie peut être une épreuve passagère, mais peut être aussi un état de l’âme qui devient une véritable torpeur spirituelle et la replie sur elle-même. C’est alors une maladie spirituelle. »

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16 mai 2013 - lien permanent
Derrière l’écran
Alexandre Rou et l’esprit du paganisme au cinéma
par Nicolas Bonnal

Dans le grand trio du cinéma pour enfants, il y a trois maîtres méconnus : André Hunebelle, l’immortel auteur du très patriote Capitan, l’Anglais Stevenson, qui travaillait pour Disney et réalisa Mary Poppins et surtout la très viking Ile sur le toit du monde, et Alexandre Rou, ou Rowe, l’as soviétique en ce domaine, qui a oeuvré des années 40 à 70, comme Ptouchko le maître du völkisch indo-européen de l’époque.

Je rassure mon lecteur, j’ignorais son existence il y a quelques années encore, même si je le fais même redécouvrir aujourd’hui à mon lectorat russe : Rou a été victime de la guerre froide, on n’a rien su de lui, et il a été après victime des marxisants de la critique de cinéma franchouillarde qui ont jugé qu’il n’était pas assez quelque chose. Et pour cause ! Il défendait des valeurs ancestrales et telluriques contre les cours baroques et les matrices magiciennes ! et la lutte de héros solaires contre les araignées anonymes !

Le plus étonnant est que Rou n’est ni russe ni slave. Il est irlandais de père, et grec orthodoxe par sa mère. Le père est venu travailler en Russie au temps des tzars, il y est resté après la Révolution. Elevé dans le monde soviétique, Rou commence à réaliser des films à la fin des années 30. Ce qui nous intéresse nous, gens de droite ici, passionnés de cinéma pour enfants (car c’est toujours le plus riche d’enseignements initiatiques), c’est qu’il ne le fait pas dans le contexte de l’avant-garde bolchevik mais dans le contexte de la réaction stalinienne à cette avant-garde et donc dans le cadre du retour aux grands termes patriotiques et historiques. C’est ce cinéma qui sera salopé par la critique de l’oxydent : on le taxe d’académisme, propagande, réalisme socialiste...

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15 mai 2013 - lien permanent
C’est à lire
Roland Dumas : un ancien ministre dénonce la dérive américaine et coloniale de la diplomatie française
par Nicolas Bonnal

:: Texte en russe

Roland Dumas est un homme très connu en France et dans le monde de la diplomatie, même s’il est mis à l’écart par les sbires du nouvel ordre mondial. Héros de la Résistance à l’Allemagne nazie, il a ensuite été un très grand avocat qui s’est illustré dans la défense des peuples colonisés. Homme de gauche à l’époque où ce mot avait un sens, il fut l’ami et le ministre du Président Mitterrand, qui exerça ses fonctions en France de 1981 à 1995. Roland Dumas exerça quant à lui de nombreuses fonctions importantes, et notamment celle de Ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Sa politique était marquée par son équilibre, son humanisme et ses positions amicales envers le monde arabe et musulman, que la France sur ordre d’Israël et des Etats-Unis achève de détruire aujourd’hui, comme à l’époque de l’expédition du Canal de Suez en 1957. Ses positions lui ont valu l’opposition farouche du « lobby qui n’existe pas » (Serge de Beketch) et de la presse qu’il contrôle. Mais M. Dumas a insisté bravement et résisté, comme pendant la Guerre. Cet homme de culture amateur d’art a gardé le courage du mousquetaire.

Roland Dumas s’insurge donc depuis 2007 surtout contre l’incroyable inflexion de la diplomatie française qui a pris un tour fascisant et colonialiste avec Nicolas Sarkozy, actuellement conférencier pour Goldman Sachs et voyageur de commerce du Qatar (au sens strict du terme). La France a fait la guerre partout pour des intérêts privés et coloniaux qui ne sont pas les siens. On retrouve le virage néo-totalitaire de l’Europe actuelle : on travaille pour les banquiers contre les peuples.

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13 mai 2013 - lien permanent
L’humeur de Patrick Gofman
Fem-haine + police = quel scandale !

Selon mes sources exclusives, des organisateurs du cortège unitaire d’hommage à Jeanne d’Arc, ce matin (12/5) savaient depuis 24 heures que les Femen avaient loué une chambre à l’hôtel Regina, place des Pyramides (Paris Ier). En bons citoyens, ils en informèrent la police. Résultat ? Les putes (1 000 euros/mois) ont fait leur petite saleté sous la protection de la police, pendant près d’une heure. Puis elles sont descendues par une grande échelle de pompiers qui passait par là. Entre-temps, les flics avaient matraqué, gazé et filmé les victimes de cette provocation... anglophone, tiens donc. "Sextermination" : le nouveau nom du métissage ?

Patrick Gofman
<http://parolesdemilitants.blogspot.com/>
Après l’Apocalypse
Démographie, valeurs, idéal : la modernité à l’épreuve du Katholik Park
par Nicolas Bonnal

:: Texte en russe

Rien n’agace plus notre système et sa police de la pensée que d’avoir crié trop tôt victoire ; et d’avoir pensé en avoir terminé avec un ennemi qui ne finit pas de renaître - puisqu’il fait des enfants avec amour et illustre le droit à la vie. C’est ennemi c’est le christianisme et il a des ventres qui ne sont pas à vendre mais à louanger. Et ce ventre fécond insupporte la Bête.

J’ai déjà donné à méditer ces lignes de Paul Hazard ; le début du siècle dit des Lumières pensait aussi en avoir terminé avec son vieil ennemi. Et puis voilà...

« Jamais sans doute les croyances sur lesquelles reposait la société ancienne n’ont subi pareil assaut, et en particulier le Christianisme. Swift, en 1717, se livre à un des accès d’ironie dont il est coutumier. Il est dangereux, écrit-il, il est imprudent, d’argumenter contre l’abolition du Christianisme, à une époque où tous les partis sont unanimement déterminés à l’anéantir, ainsi qu’ils le prouvent par leurs discours, leurs écrits, et leurs actes. »

***

Une certaine Marie L., qui écrit un français de fast-food (le Nouvel Obs était pourtant le journal de Roland Barthes qui dans ses profondes "Mythologies" respectait son Eglise !) s’acharne ainsi le 3 mai contre cet ennemi qui n’en finit pas de renaître :

« Dans une église bondée, les jeunes gens, moyenne d’âge 20-25 ans, s’agenouillent devant le saint sacrement comme les bigotes d’autrefois. L’encens brouille la vue, et le choeur entonne un chant latin repris par une assemblée sagement recueillie. Non, nous ne sommes pas chez les traditionalistes de la Fraternité Saint-Pie-X, mais à l’une des cérémonies dominicales destinées à la jeunesse francilienne. »

On pourrait faire marquer à cette distraite journaliste que l’encens brouille moins la vue que les pots d’échappement et qu’aujourd’hui les douairières sont les anciennes soixante-huitardes ; ou que les rois, les chevaliers, les dames ou les croisés s’agenouillaient aussi devant le Saint-Sacrement, quel que fût leur jeune âge. Mais c’est peut-être aller trop vite en besogne. On va se faire reprocher les rois, les chevaliers et les croisés ! Et les dames en hennin, et les paysannes pèlerines !

La surprise du chef est là, en tout cas : le christianisme est là, bien jeune et combatif. Qui avait dit de laisser venir à lui les enfants ? Vous croyiez que c’était Walt Disney ? Les vendeurs de sucreries ?

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8 mai 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Edouard Bernays et le bourrage de crâne démocratique
par Nicolas Bonnal

C’est un des personnages les plus importants de l’histoire moderne, et on ne lui a pas suffisamment rendu hommage ! Il est le premier à avoir théorisé l’ingénierie du consensus et la définition du despotisme éclairé (la démocratie comme illusion laissée au peuple qu’il se gouverne lui-même).

Edouard Bernays est un expert en contrôle mental et en conditionnement de masse. C’est un neveu viennois de Sigmund Freud, et comme son oncle un bon lecteur de Gustave Le Bon. Il émigre aux Etats-Unis, sans se préoccuper de ce qui va se passer à Vienne... Journaliste (dont le seul vrai rôle est de créer une opinion, de l’in-former au sens littéral), il travaille avec le président Wilson au Committee on Public Information, au cours de la première Guerre Mondiale. Dans les années Vingt, il applique à la marchandise et à la politique les leçons de la guerre et du conditionnement de masse ; c’est l’époque du spectaculaire diffus, comme dit Debord. A la fin de cette fascinante décennie, qui voit se conforter la société de consommation, le KKK en Amérique, le fascisme et le bolchévisme en Europe, qui voit progresser la radio, la presse illustrée et le cinéma, Bernays publie un très bon livre intitulé "Propagande" (la première congrégation de propagande vient de l’Eglise catholique, créée par Grégoire XV en 1622) où le plus normalement et le plus cyniquement du monde il dévoile ce qu’est la démocratie américaine moderne : un simple système de contrôle des foules à l’aide de moyens perfectionnés et primaires à la fois ; et une oligarchie, une cryptocratie plutôt où le sort de beaucoup d’hommes, pour prendre une formule célèbre, dépend d’un tout petit nombre de technocrates, d’oligarques, de conditionneurs et de faiseurs d’opinion. C’est Bernays qui a imposé la cigarette en public pour les femmes ou le bacon and eggs au petit déjeuner par exemple : dix ans plus tard les hygiénistes nazis interdisent aux femmes de fumer pour raison de santé. Au cours de la seconde guerre mondiale il travaille avec une autre cheville ouvrière d’importance, Walter Lippmann.

On peut trouver facilement ce texte dans le web en anglais. En voici quelques extraits que je laisse en anglais car la langue de Bernays est très limpide (il faut lire en anglais car on s’ennuie trop sur le web en français) :

« There are invisible rulers who control the destinies of millions. It is not generally realized to what extent the words and actions of our most influential public men are dictated by shrewd persons operating behind the scenes. »

Bernays reprend l’image fameuse de Disraeli dans "Coningsby" : l’homme-manipulateur derrière la scène. C’est l’image du parrain, en fait un politicien, l’homme tireur de ficelles dont l’expert russe Ostrogorski a donné les détails et les recettes dans son classique sur les partis politiques publié en 1898, et qui est pour moi supérieur aux très bons Pareto ou Roberto Michels. Nous sommes dans une société technique, dominés par la machine (Cochin a récupéré aussi l’expression d’Ostrogorski) et les tireurs de ficelles, ou wire-pullers (souvenez-vous de l’affiche du Parrain, avec son montreur de marionnettes) ; ces hommes sont plus malins que nous, Bernays en conclut qu’il faut accepter leur pouvoir. La société sera ainsi plus smooth. On traduit ?

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6 mai 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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